Assurer l’accès aux marchés d’exportation
Il faut assurer l’accès encadré de la Suisse au marché intérieur européen et aux principaux marchés d’exportation mondiaux.
Le paquet visant à stabiliser et à développer la voie bilatérale (« Bilatérales III ») garantit un accès sans entrave au marché intérieur européen et établit les relations économiques et politiques entre la Suisse et l’UE sur des bases solides.
Interpharma soutient la stabilisation et le développement des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE) sur la base du paquet proposé « Stabilisation et développement des relations entre la Suisse et l’UE ». Le paquet négocié garantit la sécurité juridique et la prévisibilité avec le principal partenaire commercial dans un environnement international marqué par une incertitude croissante. La population reconnaît également les avantages de la voie bilatérale sur mesure : selon un sondage représentatif réalisé par gfs.bern pour le compte d’Interpharma, plus de 60 pour cent des personnes interrogées se prononcent en faveur de la stabilisation des accords existants.
Découvrez dans la vidéo ce que les relations bilatérales signifient pour la recherche et le développement de médicaments innovants en Suisse ainsi que pour l’exportation.
Pour un pays exportateur tel que la Suisse, il est vital de pouvoir s’appuyer sur un réseau de relations commerciales fonctionnel. L’industrie pharmaceutique exporte chaque année à elle seule des produits d’une valeur plus de 100 milliards de francs, dont la moitié environ vers l’Union européenne. Le maintien de relations commerciales réglementées et stables avec l’UE revêt dès lors une importance majeure pour le secteur pharmaceutique. La Suisse est néanmoins tenue de conclure des traités de libre-échange avec d’autres pays. Pour ce faire, elle devra procéder selon une approche spécifique pour chacun d’eux en fonction du niveau de développement des différents pays concernés. Ainsi, les pays à revenu faible ou intermédiaire doivent eux aussi pouvoir avoir accès aux médicaments innovants.
Le secteur pharmaceutique s’implique activement dans la question des traités de libre-échange. En cas de nouveaux traités, il est impératif de garantir le respect de normes minimales pour une protection solide de la propriété intellectuelle. Outre les traités multilatéraux, lesquels constituent la solution la plus efficace afin de s’assurer l’accès à un marché, la signature d’accords de reconnaissance mutuelle (ARM) secteur par secteur est également indispensable.
Reconnaissance mondiale des performances d’innovation
L’industrie pharmaceutique pratiquant la recherche poursuit une stratégie systématique de spécialisation et d’innovation qui requiert des investissements considérables des entreprises dans la recherche et le développement. Ces investissements à long terme ne peuvent se justifier du point de vue économique que dans un contexte d’accès aux marchés mondiaux exempt de discrimination et assurant une protection de la propriété intellectuelle solide et applicable. Il est crucial à cet effet de disposer d’un système commercial international qui fonctionne bien, dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et d’étendre le réseau des accords de libre-échange en définissant des priorités claires.
Position sur: Initiative populaire fédérale ‘Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité)’
Interpharma prend au sérieux les inquiétudes et les défis liés à l’immigration. Il faut les aborder par des mesures visant à mieux exploiter le potentiel de main d’œuvre autochtone ainsi que par des approches politiques ciblées dans le domaine de l’asile, du logement et de l’infrastructure. L’initiative ne résout quant à elle aucun problème, mais en crée plusieurs nouveaux.
Interpharma rejette l’initiative pour la durabilité, car elle entraînerait une grave incertitude dans nos relations avec l’Union européenne qui est notre principal partenaire commercial. La voie bilatérale a fait ses preuves pour la Suisse et a largement contribué à la stabilité, à la prospérité et à la force d’innovation de notre pays.
L’initiative amènerait des difficultés décisives dans la voie bilatérale, y compris au niveau des Bilatérales III. Supprimer la libre circulation des personnes aurait des conséquences graves, tout particulièrement pour les branches qui ne peuvent pas se passer de main d’œuvre qualifiée. Aujourd’hui comme à l’avenir, la Suisse a besoin de l’immigration ciblée de main-d’œuvre. La libre circulation des personnes est un élément essentiel de la solution.